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MÈRE - PORTEUSE  

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MATERNITÉ DE SUBSTITUTION = MÈRE PORTEUSE


  La maternité de substitution est également appelée contrat de maternité de substitution ou contrat de mère porteuse, et il s’agit de l’une des catégories de nouvelles techniques de reproduction les plus délicates du point de vue éthique. Il existe différentes modalités de maternité de substitution. La mère porteuse peut être inséminée artificiellement avec le sperme du père qui retient ses services, auquel cas elle devient la mère génétique (mère de substitution génétique) de l’enfant, ou elle peut porter un embryon produit par FIV à partir des gamètes du couple qui retient ses services, auquel cas la mère porteuse ne fournit que l’utérus pour la gestation et n’apporte aucune contribution génétique (mère de substitution non génétique). Le contrat de maternité de substitution peut être conclu par l’entremise d’un courtier, d’un avocat et être assorti de frais.


A. Raisons pour lesquelles on fait appel à une mère porteuse


Les femmes qui sont incapables de concevoir au moyen d’autres techniques de reproduction peuvent décider de recourir à une mère porteuse non génétique ou génétique pour avoir un enfant. D’autres maladies ou affections peuvent également empêcher une femme par ailleurs féconde de porter un bébé à terme, par exemple le diabète, certains troubles cardiaques ou une hypertension sévère. Toutefois, la plupart des gens ont aussi entendu parler de cas de mères porteuses auxquelles on avait fait appel simplement parce qu’un couple ne souhaitait pas vivre les désagréments de la grossesse, du travail et de l’accouchement. Il existe peu de documents, s’il en est, qui nous éclairent sur la proportion des cas qui recourent à ces services pour chacune de ces raisons ou d’autres.


B. Accords commerciaux et non commerciaux
Ces deux catégories de maternité de substitution distinguent bien la pratique purement altruiste de l’entente commerciale. Dans les accords commerciaux, la mère porteuse est rémunérée pour ses services sous forme de rétribution et d’indemnité. En revanche, dans les accords non commerciaux, qui sont souvent conclus entre des membres d’une même famille ou des amis intimes, une femme offre de porter l’enfant d’une autre et il n’y a ni contrat ni rétribution.


C. Mère porteuse génétique et non génétique                                                            
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   Une mère porteuse génétique fournit essentiellement son propre ovule et est inséminée avec le sperme de l’homme qui a retenu ses services. Sous une forme ou sous une autre, ce type de maternité de substitution a cours depuis le début des temps. Les femmes qui ont subi une hystérectomie, qui ont un certain âge ou encore qui vivent une ménopause prématurée peuvent décider de faire appel à une mère porteuse génétique.


   Dans le cas d’une mère porteuse non génétique, on introduit un embryon dans son utérus après la FIV. L’embryon est produit à partir de l’ovule et du sperme du couple qui retient ses services ou, dans certains cas, de gamètes provenant d’un don. Un couple peut décider de faire appel à une mère porteuse non génétique lorsque la femme est dépourvue d’utérus ou qu’elle est incapable de mener une grossesse à terme. Les taux de réussite de la grossesse sont généralement plus élevés dans le cas de l’insémination artificielle que dans celui de la FIV et, par conséquent, la maternité de substitution génétique connaît généralement plus de succès que la maternité de substitution non génétique.


D. Questions soulevées par la maternité de substitution


1. Arguments à l’encontre des contrats de maternité de substitution


   La maternité de substitution est une pratique beaucoup plus répandue aux États-Unis qu’au Canada que en Europe. Aussi, les arguments à l’encontre de cette pratique s’inspirent-ils souvent de l’expérience américaine. Ainsi, certaines personnes sont d’avis que les contrats de maternité de substitution, en particulier les contrats de nature commerciale, risquent d’entraîner l’exploitation des femmes. En général, ces contrats sont conclus entre des couples d’un certain âge qui sont instruits et à l’aise financièrement et des jeunes femmes peu instruites et pauvres. D’aucuns estiment que cette pratique entraînera l’exploitation des femmes qui seront attirées par la rémunération offerte mais ne seront pas en mesure d’évaluer les risques à la fois physiques et psychologiques d’une telle grossesse. L’expérience américaine porte également à croire que des femmes pourraient être « importées » d’autres pays uniquement pour servir de mères porteuses après quoi elles seraient renvoyées dans leur pays.


   Une autre question soulevée par ceux qui s’opposent à cette pratique est la « marchandisation » des bébés. En effet, ils soutiennent qu’un contrat commercial de maternité de substitution n’est rien de plus qu’une transaction commerciale dans laquelle l’enfant est un produit vendu par la mère porteuse et acheté par le couple ou la personne faisant appel à ses services. Nombre de personnes croient qu’inévitablement des couples qui ont fait appel à des mères porteuses refuseront d’accepter le nourrisson si celui-ci ne satisfait pas à leurs exigences.


  Certains considèrent les contrats de maternité de substitution comme un moyen de commercialiser la reproduction. La pratique tente d’attacher une valeur commerciale au processus de reproduction et, par extrapolation, à la capacité de reproduction d’une femme. Ceux qui dénoncent la maternité de substitution estiment que la commercialisation de la reproduction, entre autres questions, est dommageable pour les individus, la famille et la société. Ils estiment que la légitimation de cette pratique porterait atteinte au caractère sacré de la vie.


2. Arguments en faveur des contrats de maternité de substitution                                
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L’un des arguments invoqués en faveur de la maternité de substitution est que cette pratique représente une option précieuse pour les femmes qui sont médicalement incapables de porter un enfant. Plusieurs estiment que la maternité de substitution représente tout simplement un autre moyen de traiter l’infécondité. D’autres sont d’avis que les couples ont le droit de se reproduire sans l’intervention du gouvernement et qu’une femme peut choisir d’être mère porteuse si elle fournit un consentement éclairé.
Certaines personnes estiment qu’il faut faire une distinction entre les contrats commerciaux et les ententes non commerciales. Elles affirment que bien que les contrats commerciaux de maternité de substitution soient peut-être inacceptables, la pratique altruiste devrait être autorisée si elle n’entraîne pas la « marchandisation » des bébés et qu’elle n’exploite pas les femmes démunies comme les contrats commerciaux.


E. Réglementation de la maternité de substitution au Canada


  À l’heure actuelle, la maternité de substitution n’est pas réglementée au Canada. Bien que cette pratique soit légale ici, les cliniques de traitement de la stérilité conseillent à leurs clients de consulter un conseiller juridique avant de conclure un contrat de maternité de substitution. En l’an 2000, Santé Canada a produit un document de discussion décrivant les pratiques qu’on se proposait d’interdire dans un projet de loi sur les techniques de reproduction. Ces pratiques engloberaient les contrats commerciaux de maternité de substitution, qu’il s’agisse de la pratique elle-même, de la publicité entourant cette pratique ou de toute intervention de la part d’un courtier ou d’un avocat dans un tel contrat. À l’heure actuelle, tout contrat conclu en vue d’un accord commercial de maternité de substitution est assujetti au droit des contrats.

 

 

    Le don des gamètes                                                                                      Haut de la page


   Les gamètes sont les cellules reproductrices des hommes et des femmes. Les spermatozoïdes sont les gamètes mâles tandis que les ovules (ovocytes) sont les gamètes femelles. Les banques de sperme qui reçoivent les dons de spermatozoïdes existent depuis un certain nombre d’années étant donné que les dons de sperme étaient nécessaires pour les techniques d’insémination artificielle et de fécondation in vitro. Les dons d’ovules représentent toutefois un phénomène bien plus récent en raison des techniques beaucoup plus complexes qui doivent être utilisées pour extraire les ovules des ovaires de la femme.
 

A. Don de sperme


    Les dons de sperme se font habituellement de façon anonyme, et les donneurs subissent des épreuves rigoureuses de dépistage de maladies et de tares génétiques, de toutes les maladies transmissibles sexuellement et d’autres maladies infectieuses, telles que le sida et l’hépatite. Tous les dons doivent être conservés pendant six mois et, après ce délai, le donneur doit subir de nouveaux tests qui sont destinés à déterminer qu’il n’est pas porteur des virus de ces maladies. Le Règlement sur le sperme dispose également que si un échantillon de sperme contient un nombre élevé de leucocytes, il doit être détruit, étant donné qu’il s’agit souvent d’un signe d’une infection bactérienne ou virale. Les femmes qui reçoivent les dons de sperme peuvent obtenir certains renseignements sur le donneur, dont ses antécédents médicaux personnels et familiaux, mais aucune donnée qui soit de nature à l’identifier.


  Les dons de sperme peuvent être utilisés pour surmonter un problème d’infécondité dans des couples où l’homme ne produit pas de spermatozoïdes ou dont le nombre de spermatozoïdes est si faible que la grossesse est improbable. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont également recours au don de sperme pour concevoir.


B. Don d’ovules


  Le don d’ovules est issu de la technique de fécondation in vitro (FIV). Dans la FIV, on administre à la femme des hormones pour stimuler la production de plusieurs ovules (hyperstimulation ovarienne contrôlée) et on prélève ensuite ces ovules. Il faut recourir à la sédation pour récupérer les ovules étant donné qu’ils sont retirés par voie vaginale à l’aide d’une aiguille. Les ovules matures sont alors fertilisés à l’extérieur de l’organisme puis on les laisse se développer pendant quelques jours. Enfin, on introduit les embryons dans l’utérus (en général trois au maximum), où ils s’implanteront et se développeront si l’intervention est réussie.
La technique de prélèvement des ovules mise au point pour la FIV a ensuite été utilisée pour le don d’ovules, de la même façon que l’on effectue des dons de sperme depuis des décennies. Les ovules donnés, qu’ils proviennent de donneuses connues ou anonymes, peuvent être utilisés pour surmonter l’infécondité chez les femmes qui sont dépourvues d’ovaires, dont la fonction ovarienne est diminuée ou qui sont atteintes d’une maladie génétique ou ont des antécédents de maladie génétique.


  Il reste cependant que le don d’ovules est beaucoup plus compliqué que le don de sperme. Outre le fait que l’intervention est fort complexe, les ovules récupérés sont beaucoup plus difficiles à conserver que le sperme. De plus, dans le cas des ovules, il n’existe pas d’entité semblable aux banques de sperme. Les ovules sont utilisés immédiatement après avoir été prélevés et sont fécondés in vitro. Les embryons qui en résultent sont plus faciles à conserver que les ovules et peuvent être implantés sur-le-champ ou congelés et conservés pendant une période prolongée.
Les donneuses potentielles d’ovules font l’objet d’une sélection très rigoureuse avant d’être acceptées. La plupart des cliniques exigent de ces femmes :
• un examen physique;
• des tests de dépistage d’agents infectieux;
• des cultures cervicales pour déterminer la présence de maladies transmissibles sexuellement;
• un questionnaire sur les antécédents médicaux (personnels et familiaux);
• une évaluation psychosociale pour déterminer la santé des gamètes donnés et évaluer l’impact psychosocial du don de gamètes sur la donneuse.

- source dsp-psd.tpsgc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/BP/prb0035-f.htm -

 

 

Pour d'autre informations vous pouvez lire un articles " Le principe de la mère - porteuse, la mère porteuse ou la maternité de substitution " suivez ici:

 

 http://www.rombest.com/mere-porteuse.htm

 

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Pour ou contre la mère porteuse ?                                                                Haut de la page

 

 

  La question des mères porteuses soulève de nombreux problèmes tant éthiques que juridiques.
Pour les couples dont la femme ne peut pas avoir d'enfant, il est sûrement mieux que le bébé soit au moins issu du père et que le couple puisse l'élever dès sa naissance. D'un autre côté, il subsiste toujours un doute concernant l'héritage légué par la mère porteuse.


  Pour la mère porteuse, je pense que n'importe quelle femme ne peut pas faire abstraction de son vécu pendant la grossesse pour pouvoir laisser son enfant à une autre famille. C'est plutôt de ce côté-là que se situe mon incompréhension. Les problèmes juridiques liés à cette pratique trouvent sûrement leur cause ici.


  Un autre problème réside aussi dans la motivation de la femme qui désire devenir mère porteuse. Aux Etats-Unis, où cela est possible, il y a des réseaux "privés" qui permettent aux couples une meilleure "prestation" (un peu comme commander un bébé sur catalogue), les prix sont équivalents au service et je me demande si c'est une bonne raison de n'être motivée que par l'argent.


  J'ai lu la remarque d'une jeune femme qui disait qu'il faudrait ne pas rémunérer les mères porteuses, en-dehors des frais liés à la grossesse (frais médicaux, frais de vie). Je ne pense pas que nous soyons prêts à accepter cette alternative à l'infertilité.

 

  Pas facile d'être catégoriquement pour ou catégoriquement contre. Je pense aux couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants, à la longue attente de l'adoption... Là au moins, dans le couple, il y a au moins un parent biologique du bébé.


  En même temps, cette mère qui porte ce bébé pendant 9 mois doit forcément ressentir quelque chose, ces choses inexplicables que l'on ressent pendant la grossesse, cette symbiose entre le bébé et nous.


  Je n'arrive pas à me prononcer. J'ai 2 enfants, mais si nous avions été stériles mon mari et moi, qui sait, nous l'aurions peut-être envisagé (si cela avait été légal!). Mais après ? Et si la mère porteuse ne veut pas donner le bébé ou réclame un droit de visite, ou revendique un droit quelconque sur ce bébé. Imaginez le désastre sur le couple!!
En fin de compte je suis contre même si cela pourrait donner un peu d'espoir à certains couples en détresse. Mais à quel prix ?(autant du côté financier que du côté moral).
 

"C'est purement un pb éthique pour moi.
Comment vivre en sachant que MES enfants sont "dans la nature" (de même pour le don d'ovocytes que je ne pourrais envisager pour cette raison. Je pense que j'aurais eu un pb d'identité si j'avais moi-même été issue d'une mère porteuse : qui serait alors ma mère (celle qui m'a portée et dont je suis l'enfant biologique ? Celle qui m'a élevée ?). Dur de s'y retrouver. Avoir recours à une mère porteuse ? Il y a d'autres solutions que j'aurais privilégiées ! Je suis donc plutôt contre
" Natalie et Louis sourceforums.famili.fr/famili/Futuremaman/Pour-contre-meres-porteuses-sujet-11551-3

 

 

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